Accompagnement en hypnose chez les enfants en post traitement du cancer




Et si on parlait de l’après ?


Une fois les traitements terminés et la rémission amorcée, certaines séquelles, modifications biologiques, ou fragilité peuvent restées ou apparaitre.

Si la plupart des enfants reprennent une vie normale et adaptée, tout comme leur famille, il y a aussi la mémoire du corps , cette trace corporelle de ce qui a été vécu psychologiquement et émotionnellement nos petits guerriers présentent quelquefois des problèmes d'apprentissage, de concentration et de langage, des difficultés dans les relations sociales ou encore de la fatigue. Ces problèmes peuvent nuire à leur retour aux activités de la vie quotidienne et à leur qualité de vie. Passer de patient à survivant, de guerrier à vainqueur peuvent créer des montagnes russes d’émotions multiples pour l’enfant et sa famille.

Les petits guerriers qui enfourchent cape et épée pour lutter contre l’ennemi, grandir plus vite que l’éclair, protéger leurs parents avec leur bouclier de maturité se voient souvent tomber de leur cheval après que la guerre est finie

Rémission, cessez le feu, paix totale oui mais ça laisse des traces.

Bien sûr des conséquences quelquefois physiques et puis celles que l’on ne voit pas, celles qui ressurgissent quand ils retournent à l‘école dans le vrai monde .il n’y a pas de guerre mais un univers tout aussi féroce.

Retrouver la maison, la place de chacun, guerrier oui, mais enfant encore qui doit répondre au cadre parental avec ses règles, ses limites qui construisent, qui rassurent mais qui peuvent aussi ne plus être comprises par l’enfant.

Partager sa place avec la fratrie restée à la base ..

Certains enfants ont combattu plusieurs années et dès leur plus jeune âge, le retour, à l’école est un champ de bataille où chacun doit prendre sa place, découvrir les code sociaux, des amis, un tourbillon d’injonctions, d’apprentissage ..

Mais le petit guerrier reste toujours sur la défensive, on ne sait jamais., des émotions mêlées difficiles souvent à verbaliser. Alors le corps appelle. Les symptômes s’expriment là où ils peuvent trouver une fragilité : sommeil perturbé, difficulté d’attention, agitation, inhibition … et puis la colère aussi qu’il faut bien manifester tant la maladie la mise tapis si longtemps,

Le retour la normale est faites de toutes expériences passées mais aussi, un passage que le petit guerrier doit traverser, il porte en lui ses peurs et ses émotions qui peuvent le déborder, mais dans son bagage, il porte cette grande capacité de résilience que les enfants possèdent et cet élan spontané qui les porte vers le monde


Si le suivi et la surveillance médicale est toujours omniprésente, il y a moins de rdvs, moins d’examens , c’est sauter du pont sans filet, , c’est ainsi que nous nous devons proposer de tendre la main de l’autre côté du pont.


Alors on les accompagne pour trouver en eux les ressources, exprimer les émotions sans qu’elle ne reviennent comme un boomerang, mettre des mots sur les ressentis du corps, souffler, sauter, aller chercher au fond de soi ce qui apaise, cet espace de sécurité intérieur, tout ce qui existe encore dans cette boite à trésors, ces petits joyaux endormis, ceux qui se révèlent et ceux que l’on va découvrir pour aller traverser ce pont ..


Un petit garçon m’a dit il y a quelques jours en séance d’hypnose « on a pris l’avion je lui ai tenu la main car il avait un peu peur et quand il est arrivé il m’a regardé en me disant « je vais retrouver mon espace de vie … ». Là que tt commence ….


On m’enseigné que pour pratiquer l’hypnose avec l’enfant , il fallait retrouver l’enfant en nous même , ce sont les enfants qui nous y amènent ..l’hypnose avec les enfants se fait jeu, contes , dessin, en glissant très naturellement vers la connexion avec son espace intérieur.


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